CBD ACTU

CBD Actu N° 14

Dans la continuité de la légalisation du chanvre médical qu’il a entérinée au début de l’année 2024, le gouvernement ukrainien fait un pas de plus en direction du cannabis et de son émancipation.

Malgré la guerre qui continue à enflammer le pays et demeure la préoccupation majeure du gouvernement ukrainien, celui-ci n’en oublie pas pour autant les affaires internes et notamment la question du cannabis qui revient sur le devant de la scène quelques mois après sa légalisation pour un usage médical en février dernier.

Par la voie de son représentant à la Verkhovna Rada (parlement ukrainien) Taras Melnychuk, le gouvernement d’Ukraine, toujours présidé par Volodymyr Zelensky malgré l’échéance de son mandat le 20 mai dernier, a récemment annoncé le retrait du cannabis de la liste des drogues particulièrement dangereuses. Cette décision entraîne donc également l’exclusion des produits dérivés du cannabis comme la résine, les extraits ainsi que les teintures, mais aussi le tétrahydrocannabinol (THC) qui quitte la liste des substances psychotropes dangereuses pour rejoindre celle des plantes contenant simplement des stupéfiants et psychotropes.

Ces modifications qui entreront en vigueur à partir du 16 août de cette année, ont été rendues nécessaires pour accélérer l’accès des patients aux traitements médicaux à base de cannabis et donner à ces derniers une véritable assise juridique, cohérente avec leur légalisation. Au-delà de son usage médical, le cannabis pourra également être utilisé dans les domaines de l’éducation, de la science et des techniques industrielles, ceci sous le contrôle exclusif de l’État qui délivrera les autorisations et ordonnances.

Aujourd’hui fixé à 0,2 %, le taux de THC du chanvre pour une utilisation industrielle devrait toutefois être porté à 0,3 % à partir du 16 février 2027, comme l’a annoncé Taras Melnychuk. La consommation de cannabis récréatif demeure quant à elle interdite sur le territoire ukrainien, tout comme sa production, sa possession et sa commercialisation, mais les différentes concessions déjà faites par les autorités en faveur du cannabis donnent bon espoir aux différentes associations qui militent pour sa légalisation.